Attention ! Cayla, une poupée espionne dans nos foyer !

Fabriquée aux États-Unis, la poupée électronique baptisée « Mon amie Cayla » est désormais interdite de vente sur le territoire allemand. L’Agence fédérale des réseaux de l’Allemagne affirme en effet que le jouet connecté – capable d’écouter, enregistrer et diffuser des conversations, est susceptible d’être manipulé par les hackers et devenir dangereux pour les enfants.

Interdite en Allemagne pour « espionnage »

La commercialisation de la poupée « Mon amie Cayla » est désormais interdite en Allemagne suite au communiqué publié par l’Agence fédérale des réseaux du pays le 17 février dernier. Considérée comme un « instrument d’espionnage » en raison du « dispositif de transmission caché » dont elle est dotée, la poupée ne figurera donc pas à la liste des jouets que pourront s’offrir les petits allemands. Le président de l’Agence, Jochen Homann de stipuler dans le communiqué :

« Les objets qui dissimulent des caméras et des micros et donc peuvent transférer des données sans qu’on le remarque mettent en danger la vie privée des gens. Cela vaut aussi pour les jouets. »

Un peu trop intelligente pour une poupée…poupee_cayla

« Mon amie Cayla » est une poupée au visage angélique et aux caractéristiques très complexes. Du haut de ses 46 cm, elle embarque un petit micro et un émetteur capables de partager des informations enregistrées via Bluetooth. Ce jouet connecté très à l’américaine est aussi capable d’aller chercher sur Google des réponses aux questions que les enfants lui posent, voire même de leur raconter des contes. Cayla est en outre contrôlable à distance grâce à un téléphone portable.

Pour les Allemands, les risques sont énormes car à elle seule, la poupée constitue déjà un instrument d’espionnage parfait pour les hackers. Un outil que des gens malintentionnés peuvent facilement utiliser pour voler des données privées ou d’espionner des conversations personnelles. L’Agence tend même à accuser les Américains de vouloir espionner le pays par l’intermédiaire de la poupée Cayla. D’ailleurs, pour limiter les risques, l’Agence fédérale conseille vivement les millions de parents qui ont déjà acheté « Mon amie Cayla » à leurs enfants depuis 2014, de les détruire sans attendre.

Les lobbys de défense des consommateurs en révolte

Une décision fortement soutenue par l’Association européenne de défense des consommateurs (BEUC) qui souligne également que ce genre de jouet représente un réel danger dans un monde de plus en plus connecté comme le nôtre. De nombreuses autres associations de défense des consommateurs américaines rejoignent aussi le mouvement. Certaines ont même décidé d’emmener le fabricant du jouet connecté devant le tribunal l’accusant d’espionner des enfants.

De leur côté, les Américains ont également pris des mesures à l’encontre de cette décision. Une démarche administrative auprès des instances juridiques allemandes a ainsi déjà été entamée par le réseau qui s’occupe de la commercialisation de la poupée. Pour sa défense, la société américaine Genesis Toys, à l’origine de « Mon amie Cayla » affirme quant à elle qu’à la base, l’idée était juste de fabriquer un jouet sympathique qui deviendrait un véritable amie pour les petites filles. A cet effet, sa connectivité à Internet via Blueetooth avec une tablette ou un smartphone n’a pour but que de renforcer davantage ce lien.

L’espionnage dans les foyerspoupee-cayla

Surveiller sa maison avec des caméras et autres micros dissimulés est le problème des adultes. Que Monsieur Durant surveille et protège sa femme ou ses enfants avec une appli de localisation, aussi. Chacun est libre de faire comme il a envie, du moment où on enfreint pas certaines limites. Cela reste au sein de la famille. Mais ici on parle des enfants, qui sont soumis à un danger potentiel. N’importe quelle personne mal attentionnée ayant des bonnes connaissances en Hacking pourrait profaner le cercle privé familial. Pour ma part, je suis contre la mise sur le marché de cette poupée. Les enfants trouveront bien d’autres jouets pour s’amuser, sans qu’ils ne soient l’objet d’espionnages malsaints.

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